| | | Le Roman sans encore de Titre... | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: Le Roman sans encore de Titre... Mer 31 Mai - 19:35 | |
| Comme je l'ai dis à un ou deux d'entre vous, je me suis mis à écrire un "roman"... En fait il s'agit d'un scénario de film que j'ai écrit il y a quelques mois et que j'avais envie d'adapter "pour voir"... Donc il s'agit du premier vrai texte long que je veux écrire... j'ai commencé il y a trois quatre jours, et j'avoue maintenant que c'ets beaucoup plus dur que je pensais !!! La difficulté principale, c'est qu'on peut tout faire avec l'écrit, beaucoup plus qu'avec la vidéo, et du coup ce sera toujours perfectible, modifiable, et pour un putain de perfectionniste comme moi, c'est vraiment pas le must... Donc version 1.00a héhé, du roman sans titre puisqu'il n'a pas de titre... Comme précisé il est tres modifiable, je vous copie ici un bout du chapitre 1, c'est seulement pour avoir un avis, sachant que j'ai adopté une écriture tres differente de ce que j'ai pu faire ailleurs, et tres "typée"... à cheval sur plusieurs types... Chapitre premier Il marche. A bien observer son corps vouté, à bien lire dans ses yeux fermés, à bien écouter ses soupirs muets, sa fatigue est patente. Le jeune homme est sûrement très beau, mais l’allure est assurément négligée. Il semble exténué. Et perdu. Il marche lamentablement. Il n’a plus de chaussures. Nonobstant les péripéties qui précèdent l’endroit et l’instant, il porte toujours des chaussettes, qu’à chaque pas trainant il abime davantage. Le jean qu’il arbore est souillé et usé. La chemise est sale, péniblement rentrée dans le pantalon, pendant un peu par endroit. Il est difficile de deviner ce qu’elle a enduré et qui a maculé le tissu de taches qui transgressent le blanc d’origine. Les manches sont enroulées jusqu’aux coudes. Son visage, ses bras, ses pieds sont brunis par les heures à marcher sur les routes, à tomber dans la poussière, à remonter ses manches et éponger son front de ses mains salies. Sur le dos de sa main gauche est tatoué un croissant de Lune, dessiné de deux traits, esquissés sur sa peau claire. L’autre porte une montre en métal rayée, monochrome, ajustée et haussée à un bracelet. Elle aussi a vécu des heures bousculées et ne marchera plus. Les aiguilles, fragiles, sont arrêtées ; la plus petite près du trois, l’autre après le sept. Il ne marche plus. Il tient un chapeau qu’il remet sur ses cheveux ébouriffés. La butte qu’il monte semble ne plus finir. Il s’assoit sur le bord de la vieille départementale totalement déserte qu’il parcourt depuis un moment. Il observe les alentours, mais ne trouve qu’un vieil arbre mort, seul point de repère dans ce décor vaste et monotone. La vieille route de campagne divise la colline. Il imagine un homme monter en haut de la côte un jour, et dérouler jusqu’en bas un long tapis de bitume qui sépare désormais les deux champs qui l’entoure. Un tapis d’une seule couleur, fade, foncée, choisie pour trahir la nature et ses pigments vifs. Des rouges aux tons hauts par-ci, des roses aux allures sensuels par-là, des jaunes vifs et chaleureux au fonds et, plus bas, des bleus d’un grain éclatant, tous trompés par ce gris insensible. Et du vert, du vert partout, dans toute la vallée, omniprésent, et sécurisant. Avec la hauteur qu’il a prit, le jeune homme constate que la nature qui l’entoure est bien belle, et que le monticule sur lequel il est dressé est remarquable. Il apprécie maintenant le recul qu’il a sur ce qui l’entoure depuis des heures, et qu’il a vu sans regarder. Il considère la maréchaussée, peu entretenue, qui a laissé les herbes et les fleurs reprendre leur droit près du bitume qui les avait chassés un jour. Il ne marche pas. Il poursuit son investigation dans ce monde qui le borde, et s’étonne. Pourquoi prend-il tout ce temps ? Ne sont-ce donc pas que des fleurs, de l’herbe et des arbres ? La nature est cyclique. C’est une invention de l’homme. Elle pousse pour être coupée, et repousser de plus belle. Il a batifolé dans la campagne étant petit… et a étudié la flore comme tous les enfants. La nature créent l’oxygène pour les hommes, et pour ne pas qu’il y en ait trop sur Terre, on coupe les fleurs. Pour aller plus vite encore, on tond les prairies. Et comme c’est fatiguant de supprimer l’oxygène, on pollue. Ainsi on régule la composition de l’atmosphère et la population mondiale. Il sait tout ça. Il n’est plus sûr finalement. Où a-t-il apprit cette leçon ? Il pense. Il suffit de réfléchir. Où vivait-il enfant ? Il s’effraie. Il ne se souvient pas. Où vit-t-il ? Où est-t-il en ce moment ? Qui est-il ? Le désert. Drôle de phénomène. Il ne sait pas s’il doit s’inquiéter. Un nom… juste un prénom peut-être ? Le vide. C’est à l’instant qu’il en prend conscience. Il ne sait rien. L’abime. A-t-il su quelque chose ? Non. Le néant. Si vous êtes sages, et surtout si je l'écris et que quelqu'un le réclame, je posterai le chapitre 2 quand il sera terminé... Ciao dans le bigorneau... _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | didi Invité
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Jeu 1 Juin - 11:40 | |
| Mon Dieu je suis ta première lectrice et tn premier avis Je dois te dire que j'ai bien -voir beaucoup lol- aimé tn texte, (je commence par les points positifs), il est plutôt particulier et mystérieu dans sa façon d'énoncer le personnage et le lieu, on se pose beaucoup de questions sur son identité, donc forcément t'as su préparer l'intrigue, et ça donne très envie de lire la suite.. Ta façon d'écrire est étrange, kom jte disais ça peut à certains passages faire penser à Boris Vian, ms jt'assur tu seras pas imcompri pendant 2 générations d'affilée  Aussi j'ai toruvé original la reprise anaphorique (kom je parle bien lol..) du "il marche, il marche péniblement, il ne marche plus, il pense.." au début de chaque paragragraphe. Pour cke j'ai moins aimé, franchement ya pa grand chose, j'aime bien tn style mais peut-être que tu devrais éviter de faire un enchaînement de phrases courtes, c'est chouet ms si c'était au travers de phrases plus complexes, plus longues, ça ferait plus d'effet. Mais c'est le premier chapître donc c normal, vu k'il n'y a pas encore l'action et qu'on est encore qu'à la situation d'énonciation. Donc voila, tu m'as demandé d'être objective (d'ou cette façon scolaire de parler lol) et je l'ai été. Maintnant je suis impatiente de lire le deuxième chapître, je sai ke tu l'as terminé, donc tu vas l'édité Au fait, c koa cette expression | Citation: | | "ciao ds le bigarreau (un truc ds le style)" | lol??? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Jeu 1 Juin - 11:43 | |
| Pas mal du tout. Epatée.  J'aime bien la construction progressive, suivant le mouvement du jeune homme on le voit différemment finalement. Et puis j'aime bien lire des trucs sans comprendre exactement où ils sont censés aller. Ne même pas me rendre compte que c'est quelque part profondément mystérieux...sans départ donné ni fin programmée... Peut être un surplus de descriptions..ou d'adjectifs seulement (mais quand les mots arrivent de nulle part et qu'il est évident qu'il faut les écrire...héhé). Et puis ça, c'est purement personnel, je suis pas fan du "pagnolitisme", mais on peut pas lui enlever d'être un bon écrivain. j'espere que tu vas continuer, parce que je me demande ce qu'il fout la ce jeune homme. Et c'est tout a fait le début de roman que j'aime bien..même si forcément ya des petites choses de détail qui me font plisser le nez mais en même temps je ne vois qu'avec mes yeux... et comme je viens de le lire dans le programme du lieu unique "écrire c'est facile, il suffit de s'y mettre. Devenir écrivain c'est déjà plus difficile ! "...alors bon courage ! (et puis j'admire si tu continues, lors de mes essais de textes longs (et cohérents ! ) j'ai toujours laché trop vite. |
|  | | rorosa [ID]o-accro
![[ID]o-accro [ID]o-accro](http://img273.echo.cx/img273/4481/55my.gif)

Nombre de messages: 454 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 24/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Ven 2 Juin - 6:12 | |
| j'ai pas eu le tps de tt lire, mais c'est la dessus que tu veux que je fasse la musique? si c'est le cas ca se presise... va falloir que je refasse qqch !!!!  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Ven 2 Juin - 7:49 | |
| pwah même moi je sais romain [c gwen qui parle] là c'est autre chose... tinkiet le film de François qu'il nous promet depuis longtemps et le COURT METRAGE d'ukki, que j'ai enfin rencontré... lol au fait trop bien le concert hier soir ! pas vrai moon ? |
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Ven 2 Juin - 12:51 | |
| Merci Elodie pour la comparaison à Boris VIAN mais je ne pense pas être du niveau de la pointure... et j'espère écrire des choses plus accessibles même s'il fait parti de mes 5 auteurs préférés... C'est un mystérieux parce que ça prépare "l'aventure" d'un jeune homme qui ne sait rien de lui, et je cherche à ce que le lecteur se pose beaucoup plus de questions existencielles que le fait le personnage... je pense qu'il y a là de quoi faire... Pour les phrases courtes, je vois l'idée... j'ai utilisé ce procédé sans m'en rendre compte, pour donner de la vitesse, et je sais bien que c'est le procédé de loin le plus faciel en écriture pour doner de la vitesse !!! Mais bon, je corrigerai ma copie ! (qui ceci dit a déjà beaucoup évolué depuis cette diffusion...) Merci aussi Hélène pour avoir tout lu mais justement, dit moi ce qui ne te plait pas trop... je diffuse mon texte parce que je sais que vous pourrez m'apporter à me corriger... mieux vaut dix paires d'yeux qu'une seule... Romain, la musique dont je t'ai parlé n'est absolument pas pour ce projet là... ceci est seuelement un roman que j'ai envie d'essayer sur un scénario totalement terminé. Et comme il est assez long pour faire un long métrage, voire plus... je le mets en bouquin parce que je ne peux pas le tourner, ou pas pour l'instant (parce que ce n'est pas un probleme de prix, il ne serai pas cher à tourner... a part peut etre une scene... 'fin bref !) Et Gwen, qui n'a pas lu non plus le salaud ! Bah oui, trop bien ce petit concert hier soir, et à ce soir pour un petit beuf de folie chez toi... _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | la vipère Pré-artiste


Nombre de messages: 135 Chaumière: rennes/paris/nantes Date d'inscription: 06/05/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Sam 3 Juin - 9:33 | |
| au risque de lasser par la monotonie de jugements, moi aussi je trouve ça bien. très bien ammené. on dirait le début de GERMINAL, de zola (mis a part sur le point de vue du style). y a une expression qui me chiffonne "taches qui transgressent le blanc d’origine" c'est trop, transgresser. les idées sont originales et interessantes. mes respects. bravo ! _________________ oué bon voilà, quoi.
|
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Dim 4 Juin - 17:56 | |
| Tu as raison, "trangsressent c'est trop fort" Est-ce que "Il est difficile de deviner ce qu’elle a enduré et qui a maculé le tissu de taches qui impreignent/colorent le blanc d’origine" Lequel est meilleur ? _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | rorosa [ID]o-accro
![[ID]o-accro [ID]o-accro](http://img273.echo.cx/img273/4481/55my.gif)

Nombre de messages: 454 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 24/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Dim 4 Juin - 19:26 | |
| impregne je trouve ca bien parce que l'on peu le comprendre de deux facon, le couleur qui impregne, mais aussi le personnage qui s'impregne a sa situation... dc impregne!! |
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Dim 4 Juin - 23:23 | |
| Trop d'ambiguité ne tue pas l'ambiguité... je garde empreigne pour l'instant, maid etoute façon comme je vous le disai, la version actuelle est déjà tres différente de ce que j'ai posté ici, il faudrait une mise à jour pra jour presque... Merci de tous ces commentaires, dès que le deux est fini (car non, Elodie, le deux n'est pas fini, pas le temps...) je le poste, avec le 1 modifié en mem temps... Mais merci vraiment parce que ça me permet vraiment d'améliorer ce texte...et comme je suis pas mal manique sur mes tetxes.... Hélène j'attend otujours tes commentaires détaillés sur ce qui te déplaiut !!! _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | la vipère Pré-artiste


Nombre de messages: 135 Chaumière: rennes/paris/nantes Date d'inscription: 06/05/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Lun 5 Juin - 11:11 | |
| heu perso je mettrais "mouchettent" "ou maculent" mais c'est peut être trop recherché. j'attends avec impatience la suite ! _________________ oué bon voilà, quoi.
|
|  | | Angel :: [ID] official poet ::
![:: [ID] official poet :: :: [ID] official poet ::](http://img273.echo.cx/img273/6940/poet0fl.gif)

Nombre de messages: 439 Chaumière: rouen Date d'inscription: 23/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Lun 5 Juin - 14:34 | |
| moi aussi j'ai lu attentivement (et tout) ton texte et je trouve des passages très très bien et d'autres..... peu etre un tout petit oeu moins au risque de faire mechante par rapport au autres commentaires mais j'ai d'abord une question principal à te poser avant d'allez plus loin c'est dans qu'elle genre que tu ecris ce roman ? parce que (our moi ) le debut et la fin de ton chapitre n'amène pas au même endroit enfin voilà bisous ! _________________ bah quoi...
|
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Lun 5 Juin - 18:23 | |
| Tu peux développer je n'ai pas bien compris mais ça m'intéresse... je suis trop dans le texte pour m'aêrcevoir de ces choses là... Et S'IL TE PLAIT peux-tu me dire les endroits qui te plaisent moins, et surtout pourquoi... car c'est vraiment comme ça et pas autrement que je m'améliorerai et que j'améliorerai ce texte... S'il vous plaît !!! Et merci encore d'avoir tout lu, promis la prochaine version arrive... _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | Angel :: [ID] official poet ::
![:: [ID] official poet :: :: [ID] official poet ::](http://img273.echo.cx/img273/6940/poet0fl.gif)

Nombre de messages: 439 Chaumière: rouen Date d'inscription: 23/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Mar 6 Juin - 9:58 | |
| hum et bien ,j'aimerais savoir si ton roman sera un roman d'avanture ou plutôt realiste, qui fait se poser un certain nombres de questions...enfin si tu peux me dire j'aimerais savoir ( ne me demande pas pourquoi par contre ! ) ensuite j'aime beaucoup la façon dont tu à fait la description du personnage et du lieu pour nous mettre dans l'ambiance, même si je suis de l'avis de la 1er commentatrice sur le fait d'alterner des phrases courtes et longue pour mettre deja le lecteur dans un monde qui s'enchaine avec des rebondissement, puis soudain des ralenties enfin bref je me comprend. ensuite tu dit que ton personnage ne sais rien de lui, et que c'est au lecteur de se poser les questions que lui ne se pose pas, j'aime bien le fait de faire jouer l'imagination, mais l'avant dernier paragraphe pour arriver au fait qu'il ne sais plus (pas ?) qui il est me chiffonne un petit peu je l'avou, l'idée pourrais me plaire mais la façon dont c'est écris me donne l'impresison d'une pensée écologique qui se glisse dans tout ca( jene suis pas contre l'écologie !!) et me parait décalé, enfin avec d'autres mots peu etre, je suis surtout chiante mais bon ta demandé l'avis de tout le monde als je profite.... et une petite phrase aussi..... "constate que la nature qui l’entoure est bien belle" le bien belle correspond pas au reste pour moi voilà sinon j'aime beaucoup et j'attend la suite avec impatience !! bisous! _________________ bah quoi...
|
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Mer 7 Juin - 21:06 | |
| Alors tu veux vraiment des commentaires détaillés ? et sur ce qui me déplait ? Je vais faire un mix j'aime j'aime pas mais euh je trouve que..  le seul truc qui m'ennuie c'est que je trouve que c'est un peu gnuurk (pas d'autres mots désolée..) de jouer la pro alors que c'est peut etre tout simplement une question d'interprétation..mais je sais que tu ne prendras pas tout au pied de mes lettres...c'est bien pour ca que j'allonge en blablatant introductivement..je commence : je redis ce que j'aime..le fil conducteur du mouvement du jeune homme et la progression vers quelque chose de "psychique"..et puis les phrases courtes ! pourquoi donner une alternance rythmique ? la description deviendrait un peu monotone je pense. Je trouve au contraire que les phrases courtes reflètent bien l'état du jeune homme. Il est perdu. On le voit au fur à mesure. C'est comme ca que je le sens en tout cas. On voit ca puis ca et quand on regarde mieux on voit ca et encore ca. Ce n'est pas une description chiante alors bravo ! et même quand on change de point de vue et que c'est davantage lui qui dit ce qu'il voit et ses questions finales elles sont tres bien en phrases courtes ! ca se bouscule dans sa tete, il n'est pas en train de faire un raisonnement logique, c'est du spontané. J'ai plus de freins au niveau vocabulaire mais là encore, le choix n'appartient qu'à toi ! Parce qu'il y a surement une raison pour que tu aies mis ce mot là et pas un autre...je les cite quand meme "patente" "nonobstant" "qu'à chaque pas trainant" "ne sont-ce"...je trouve ca un peu lourd et décalé par rapport à l'image que tu donnes du jeune homme mais apres tout comme on ne sait pas trop qui on est nous meme et avec quelle paire d'yeux on voit..ca peut tres bien marcher. Je reviens aussi sur "transgressent"...perso je ne trouve pas le mot gênant et l'idée qu'il fait passer...l'idée de métaphore sur le fait que c'est une rupture quelque part criminelle du blanc est pas mal je trouve..."désobéissent" "méprisent" "trahissent"...je le verrai bien dans un sens comme ca..mais c'est du détail Ensuite peut etre aussi un surplus d'adjectif par endroit (pour la montre et le tatouage)...qui alourdissent un peu...mais c'est peut etre volontaire.. et puis ya aussi des petites fautes orthographiques..mais là ce n'est pas vraiment dans le contexte de mon commentaire ("allures sensuELLES", "qu'il a priS", "la nature CRéE"... ah oui et aussi "la maréchaussée" ?! tu parles de la gendarmerie ? Et sinon le dernier paragraphe je le love je le love ! au plaisir de lire la suite ! (et de manger ensemble un midi ?) |
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Mer 7 Juin - 22:54 | |
| La maréchaussée désigne le bord de la route... du moins j'en suis presque sur... quelqu'un saura-t-il nous éclaircir ? Je poste donc la "new version 1.0a" de ce que vous avez lu, et la suite actuellement rédigée... pour les courageux, le mieux est de reprendre au début et pour les moins courageux, je mets une grand majuscule sur le début de la suite... héhé j'essaye de penser à tout le monde... Il marche. A bien observer son corps vouté, à bien lire dans ses yeux fermés, à bien écouter ses soupirs muets, sa fatigue est patente. Le jeune homme est sûrement très beau, mais l’allure est assurément négligée. Il semble exténué. Et perdu. Il marche lamentablement. Il n’a plus de chaussures. Nonobstant les péripéties qui précèdent l’endroit et l’instant, il porte toujours des chaussettes, qu’à chaque pas trainant il abime davantage. Le jean qu’il arbore est souillé et usé. La chemise est sale, péniblement rentrée dans le pantalon, pendant un peu par endroit. Les manches sont enroulées jusqu’aux coudes. Il est difficile de deviner ce qu’elle a enduré et qui a maculé le tissu de taches qui briment le blanc d’origine. Son visage, ses bras, ses pieds sont brunis par les heures à marcher sur les routes, à tomber dans la poussière, à remonter ses manches et éponger son front de ses mains salies. Sur le dos de sa main gauche est tatoué un croissant de Lune, dessiné de deux traits, esquissés sur sa peau claire. L’autre main porte une montre en fer blanc. Le verre est fêlé, et le bracelet rayé soutient faiblement le cadran. Elle aussi a vécu des heures bousculées et ne marchera plus. Les aiguilles, fragiles, sont arrêtées ; la plus petite près du trois, l’autre après le sept. Il ne marche plus. Il tient un chapeau qu’il repose sur ses cheveux ébouriffés. La butte qu’il gravit semble ne plus finir. Dans un mouvement lent qui traduit son épuisement, il s’assoit un moment sur le bord de la chaussée pour se reposer. C’est une vieille départementale usée et lézardée, totalement déserte depuis qu’une aimable quatre-voies est venue la remplacer. Il observe les alentours, mais ne trouve qu’un vieil arbre mort, seul point de repère dans ce décor vaste et monotone. La route délabrée coupe la colline comme on coupe les arbres. Il imagine un homme élégamment vêtu monter un jour en haut de la côte et dérouler jusqu’en bas un long tapis de bitume qui sépare désormais les deux champs qui l’entoure. Un tapis d’une seule couleur, fade, foncée, choisie pour trahir la nature et ses pigments vifs. Des rouges aux tons hauts par-ci, des roses aux allures sensuels par-là, des jaunes vifs et chaleureux au fonds et, plus bas, des bleus d’un grain éclatant, tous trompés par ce gris insensible. Et du vert, du vert partout, dans toute la vallée, omniprésent, et sécurisant. Avec la hauteur qu’il a prit, le jeune homme constate que la nature tout autour est bien belle, et que le monticule sur lequel il est dressé est remarquable de majesté. Il apprécie maintenant le recul qu’il a sur ce qui l’entoure depuis des heures, et qu’il a vu sans regarder. Il considère la maréchaussée, peu entretenue, qui a laissé les herbes et les fleurs reprendre leur droit près du bitume qui les avait chassés un jour. Il ne marche pas. Il poursuit son investigation dans ce monde qui le borde, et s’étonne. Pourquoi prend-il tout ce temps ? Ne sont-ce donc pas que des fleurs, de l’herbe et des arbres ? Pourquoi tant d’émerveillement pour quelque chose qu’il connaît bien ? La nature est cyclique. C’est une invention de l’homme. Elle pousse pour être coupée, et repousser de plus belle. Il a batifolé dans la campagne étant petit… et a étudié la flore comme tous les enfants. La nature créent l’oxygène pour les hommes, et pour ne pas qu’il y en ait trop sur Terre, on coupe les fleurs. Pour aller plus vite encore, on tond les prairies. Et pour aller toujours plus vite sans s’épuiser, on pollue. On régule ainsi la composition de l’atmosphère et la température de l’air. On peut donc avoir plus chaud l’été et moins froid l’hiver. Il sait tout ça. Il n’est plus sûr finalement. Où a-t-il apprit cette leçon ? Il pense. Il suffit de réfléchir. Où vivait-il enfant ? Il s’effraie de ne pas s’en souvenir. Où vit-t-il ? Où est-t-il en ce moment ? Qui est-il ? Le désert. Drôle de phénomène. Il ne sait pas s’il doit s’inquiéter. Un nom… juste un prénom peut-être ? Le vide. C’est à l’instant qu’il en prend conscience. Il ne sait rien. L’abime. A-t-il su quelque chose ? Non. Le néant. Il n’est donc que l’instant. Il n’est donc que l’espace qui l’entoure, qu’il ne reconnaît pas. Il n’est donc qu’un trajet, qu’un geste dénuée de cause ou d’effet, sans but ni entrave. L’unité de temps, de lieu et d’action. Il joue, son texte éparpillé sur les planches, ignorant jusqu’au titre. Mais quand on joue on s’amuse, on ne se soucie pas. Puisqu’il ne sait pas qui il est, il décide de ne pas se préoccuper. Sûrement n’a-t-il pas besoin de le savoir. Depuis le temps qu’il marche, il ne s’est pas posé la question, et tout allait bien. Mais alors… depuis quand marche-t-il ? Et vers où ? Quelle énigme… Réfléchir. Il semble être amnésique… alors il n’aura réponse. Oh, il n’aime pas les devinettes, encore moins les rébus, et il hait les charades. Rien de sert de courir, et de se prendre au jeu. Il ne sait pas s’il a déjà vu des amnésiques, mais ça il sait ce que c’est. Mieux vaut avancer sur la route que tourner en rond dans sa tête. Et devenir fou. Reprenant son garçon de chemin, le bonhomme hésite. Poursuivre dans la direction qu’il est presque certain de suivre depuis tout à l’heure, ou rebrousser chemin, là où il aurait éventuellement pu laisser quelque chose, peut-être, sans se rappeler quoi. Il doute. La décision semble trop difficile, alors il décide de prendre le champ qui de chaque coté de la route constitue le seul paysage. La clôture électrique qui le sépare dudit champ est très sommaire. Seuls deux pauvres fils, retenus de l’apesanteur par des piquets de bois, suffisent à ralentir le jeune homme. Il ne sait pas si la barrière est encore sous tension. Il imagine un bourreau métallique s’approcher, haut d’une demi-douzaine de mètre, un jour où rugit l’orage et hurle le tonnerre. Loin d’être apeuré, lorgnant sa proie, il s’approche d’un arbre qu’il transforme aussitôt en poussière, en copeaux, en sciure et même en épieux. Brandissant férocement sa prise, le monstre, dans une contraction nerveuse et incontrôlée, poignarde le sol de ces branches, meurtris la terre déjà brulée par une plaie d’asphalte, saigne la nature un peu plus intimement, et s’empare à tout jamais de la tendre prairie. Redressant maintenant son corps dantesque d’un mouvement ferme, il extrait de sa propre chaire des lianes de fer qu’il tire vers le ciel de ses mains gigantesques. Il enroule convulsivement ces ligatures autour des piquets de bois agonisants, impuissants face au géant d’acier. Il attrape alors au loin un éclair qui s’en allait foudroyer le sol, et le met au contact des câbles qui s’électrifient aussitôt. Un choc électrique. Un énorme choc électrique. Il n’y pensait plus. Il vient de s’électrocuter. Perdu dans ses pensées il s’est approché sans s’en rendre compte. C’est fini. Il vient de prendre une décharge qui parcourt maintenant son corps tout entier. Heureusement, il ne sent déjà presque plus rien. Il aurait très bien pu se blesser ou, pire encore, avoir mal. En fait il n’a peut-être pas grand-chose. Il secoue son poignet endoloris par la décharge. Il n’a rien. Au moins, maintenant il le sait : la clôture est électrifiée. Il reprend donc son chemin le long de la clôture. Le gazon du bord de la route est tout de même bien plus agréable. Voilà qui va apaiser ses pieds endoloris par les rudes grains du bitume. L’herbe est assez haute, c’est peut-être l’été. Il fait beau, mais un peu frais. Mettons que nous sommes fin mai. Ainsi il ne fait pas trop chaud, mais le ciel est déjà bleu, les nuages plus rares et plus blancs. C’est un temps parfait pour marcher. Il parle de la pluie et du beau temps avec lui-même. C’est un dialogue étrange qu’il entreprend. Il tâche de faire front à l’ennui que traduirait un monologue. Mais pourtant c’est le cas. Il s’ennui. Il est bel et bien isolé. Et il joue au soliloque mais ne l’assume pas. Retiré du monde, il ne se souvient pas avoir croisé quelqu’un de sa vie. Il ne se rappelle pas d’un seul visage familier, ni même d’une tête étrangère. Personne ne lui revient en mémoire. Il sait ce que représente la compagnie des autres, et pourtant il est comme solitaire depuis toujours. Il ne peut pas donner un nom. Il n’aperçoit pas une ombre de passé. Impossible de revoir un sourire, revivre une émotion, repeindre un moment passé avec quiconque. Il se voit nostalgique, mais son désarroi est d’autant plus grand qu’il se voit nostalgique de quelque chose d’inconnu. Il a forcément vécu. Quelque chose lui manque. Quel est son plus vieux souvenir ? Il doit y repenser. Remonter le temps. Se souvenir. Le choc électrique. Cela fait-il longtemps ? Non, c’est tout récent. Il se retourne. Oui, c’était il y a moins de cinq minutes. C’est derrière, mais pas encore suffisamment. Plus vieux encore. La montée, la rudesse de la montée de cette colline verdoyante. La longue route monotone, déserte et lancinante. C’est donc son plus souvenir. Chronologiquement, c’est le plus lointain. Il y a vingt minutes, peut-être un peu plus. Sa vie n’a pas débuté il y a vingt minutes, c’est impensable. Inouï, pense-t-il, il n’y a même pas songé… quel âge a-t-il ? Une ouverture. Sur le côté de la clôture. Il vient de l’apercevoir, ce petit portique de bois modeste, et même insignifiant, mais qui lui permet de rentrer avec facilité dans le champ, et même d’atteindre le haut de la colline. Il se hâte un peu. Arrivé au niveau de la barrière, il observe la vétusté des liens qui la soutiennent aux piquets de bois de l’enclos. Il défait le nœud négligé qui ceint les deux vantaux. Il est dans le champ. Il court maintenant dans ce nouvel espace de liberté. Quel plaisir de sortir enfin de cette route longiligne où il a passé toute sa vie, ou tout du moins la courte partie qu’il en connaît. Il s’allonge dans le pré, et se relève aussitôt pour reprendre sa danse. Il continu son ascension vers la cime de ce mont. Il a pour lui le loisir de découvrir ce monde qu’il ne pouvait acquérir. Il ne perd un détail des décors qu’il aperçoit. Atteignant le sommet, il s’arrête. Le voilà. Il y est. Il se met sur la pointe des pieds, et trouve la posture désagréable. Mais il maintient sa position fermement pour être le plus grand possible. Il observe. Il admire le plus possible. Il poursuit sa dance et se tourne désormais, fait un tour complet sur lui-même avant de reposer les pieds au sol. Quel décor. Nature. Il contemple un peu plus attentivement le panorama et remarque au loin des formes géométriques. Le soleil, suspendu juste au-dessus l’empêche de distinguer convenablement. Il met sa main en casquette pour parer les rayons qui lui cachent la vue, et examine davantage. Il voit des maisons par là-bas. Un village très certainement. Il est soudain prit d’une appréhension. Il imagine ces hommes, ces centaines personnes, toutes différentes l’une de l’autre, et toutes différentes de lui. Il va les rencontrer. Doit-il ? Il se demande ce qu’il pourra bien leur dire. Il ressent à ce moment là un malaise étrange, et il dit que finalement, ne pas savoir qui l’on est peut empêcher d’être quelqu’un. Comment les personnes qu’il va croiser pourront-elles savoir mieux que lui qui il est ? Voilà qu’il est dubitatif. Doit-il ? Détournant le regard du village au loin, il plonge ses mains dans les poches, dans une moue incrédule. Il sent alors quelque chose. Du bout de ses doigts il touche un objet plat, dur et froid. Pardon je ne fini pas pour mettre du suspense comme c'est fait à la télé... c'est juste que j'ai seulement arrêté ici la dernière fois... toujours peu de temps... ce n'est meme pas la fin de la scène... Je me rends compte que s'il me faut trois semaines pour écrire un chapitre, je ne suis pas rendu, vu la trame que j'ai déjà prévue et qui risque de grandir encore un peu... Voilà... pour les courageux, n'hésitez pas à donner votre avis... et pour les autres... vous ne lirez surement pas ces lignes héhé... _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | hypnagog Invité
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Jeu 8 Juin - 13:18 | |
| j'ai pas encore lu et je vais le faire mais j'affirme haut et fort que la maréchaussée c'est le nom d'un ancien corps de gendramerie ! " > maréchaussée (nom féminin) Ancien corps de troupes remplacé par la gendarmerie. " la chaussée tout court c'est le bord de la route... je lis le remodelage bientot.. |
|  | | mooon :: [ID] ::
![:: [ID] :: :: [ID] ::](http://img224.echo.cx/img224/7056/id5dk.gif)

Nombre de messages: 743 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 26/01/2005
 | Sujet: ... Jeu 8 Juin - 22:28 | |
| Alors si tel est le cas, je me vois quelque peu obligé de refaire ce mot !!! Héhhé Meerci encore ! _________________ _mooooooooooooooooon
|
|  | | Angel :: [ID] official poet ::
![:: [ID] official poet :: :: [ID] official poet ::](http://img273.echo.cx/img273/6940/poet0fl.gif)

Nombre de messages: 439 Chaumière: rouen Date d'inscription: 23/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Ven 9 Juin - 9:07 | |
| bon..... déjà j'ai lu tout, c'est un premier pas ensuite j'ai pas le temps de rentrer dans un long commentaire détailler tout de suite( je le ferais plus tard promis!) mais déjà j'aime beaucoup la suite que tu viens de nous écrire et fait découvrir, meme si je l'avou, je suis resté sur ma faim.... à plush ! _________________ bah quoi...
|
|  | | rorosa [ID]o-accro
![[ID]o-accro [ID]o-accro](http://img273.echo.cx/img273/4481/55my.gif)

Nombre de messages: 454 Chaumière: Nantes Date d'inscription: 24/02/2005
 | Sujet: Re: Le Roman sans encore de Titre... Ven 9 Juin - 9:45 | |
| voila j'ai enfin lu ton texte alors je vais commencer par ce que j'aime le theme est simpa, ca se lit bien, les liaison sont bien faites en tre les phrases. Ca deja c'est bien apres je suis pas fan de l'histoire en elle meme avec cet homme qui aime la nature qui danse tout seul. Enfaite j'aime bcp le theme de l'ecologie le faite qu'il faut la nature, la je suis ok, mais on a l'impression qu'il est fou en faite, et tout de suite ca rend ton texte un peu flou. Et c'est vrai que je suis resté sur ma faim quand meme avec ce truc mou dans sa poche... j'ai peur!!! |
|  | | | | Le Roman sans encore de Titre... | |
|
| Page 1 sur 2 | Aller à la page : 1, 2  |
| | Permission de ce forum: | Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |